Les
signes, les miracles et autres prodiges…
Bien des personnes rencontrées au cours de nos conférences,
ou dans mon travail d'accompagnante en communication profonde (Psychophanie),
ou même dans la vie en général, me posent souvent des questions du genre : "Pourquoi
je ne reçois pas de signes de la part de mon fils (ou de mon mari, ou de ma
mère...) décédé(s) ? Est-ce que vous en recevez ?" ou encore "Comment
faites-vous pour "capter" les paroles de ceux qui sont passés de
l'autre côté" ? D'autres encore me demandent : "Comment
faites-vous pour voir et "dégager" les entités qui parasitent l'aura
des personnes ?". Tout le côté irrationnel de ce monde invisible - pourtant
bien présent et vérifiable par tout un chacun - semble être un "don"
particulier que détient une certaine catégorie de personnes, mais inaccessible
à d'autres. Beaucoup envient ces gens qu'ils disent "privilégiés" et
rêvent de devenir un jour « médium » ou « voyant(e) »,
magnétiseur ou guérisseur... Ils ignorent encore que chacun de nous a en lui
toutes ces facultés. Il n'appartient qu'à lui de développer ses potentiels
pour voir s'accomplir autant de petits et grands miracles. Il n'y a qu'une
condition à remplir : avoir la foi, et je dirais même plus : avoir la
conviction que c'est possible. Jésus ne disait rien d'autre
lorsqu'il nous exhortait par ces mots : « Tout ce que vous demanderez
en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. »(Marc
11 : 24) Ce qui nous bloque sur le chemin de
notre spiritualité, ce sont nos doutes. Doutes sur l'authenticité même de ce
que nous "voyons", doutes sur notre capacité à réaliser nos
potentiels, doutes sur nous-mêmes, et sur les autres... Jésus encore ajoutait :
« Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en
fera de plus grandes, [….] Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le
ferai »(Jean, 14 : 12-14). Serait-ce que
Jésus ne connaissait pas
l'homme pour affirmer une chose pareille ? Etait-ce un utopiste, ou bien est-ce
que nous ne serions pas devenus incroyablement bornés et sourds à la voix de
l'Esprit divin dont il était le "porte-parole"... N'aurions-nous pas
simplement oublié "d'où nous étions tombés" (Apoc. 2 :
5), ne nous serions-nous pas coupés de notre "premier amour" (Apoc. 2, 4), n'aurions-nous pas tout simplement occulté le fait que
nous avions en nous cette "étincelle divine" qui fait de nous un
"enfant de Dieu" avec tout ce que cette "condition" nous
permet de faire ?
Trop facile, me direz-vous,
d'asséner des vérités premières avec de simples phrases prises dans « Le
Livre » qu’est la Bible, qui ne sont pas des recettes en soit !
Parvenir à l'état de
conscience qui permet de réaliser ce que le Christ réalisait n'est sans doute
pas donné à tout le monde. Bien sûr que non ! Mais pour les chercheurs de
vérité que nous sommes, pour les chrétiens que nous sommes, pour les enfants de
Dieu que nous sommes, pour les être "éveillés" que nous sommes, rien
ne doit paraître impossible. - Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'efforts
à fournir pour y parvenir…
Mais pour celui qui a
décidé d'être utile sur son chemin spirituel, il trouvera les aides et les
moyens d'accéder à toujours plus de conscience, ce qui le portera vers ses
capacités spécifiques. Cela ne veut pas dire non plus qu'il deviendra forcément
médium ou guérisseur, mais il sera conduit vers ce qui lui correspond le mieux
en matière d'aide au prochain. Car en tout état de cause, chacun des
"dons" qui sont octroyés doivent servir à aider nos prochains dans
chaque milieu, chaque couche sociale, chaque catégorie d'humains, chaque peuple
même... Il y a toujours eu de tout temps, des êtres exceptionnels venus pour
apporter un savoir et faire grandir leurs contemporains. Nous avons tous cette
capacité à apporter aux autres quelque chose qui les fassent
"s'ouvrir" à ce qu'ils sont vraiment, à cette connaissance, par
exemple, qu'ils sont d'abord et avant tout des « esprits humains »
venus dans un corps terrestre expérimenter la vie terrestre et le
libre arbitre qui va avec.
A l’heure cosmique où nous
en sommes arrivés, un constat reste à faire : la misère morale actuelle
est immense, très souvent accompagnée de maladies physiques résultant du
"décalage" entre le vouloir profond de l'âme et celui du mental
inférieur (intellect). Cette situation qui ne fait que s’accroître, nécessite
de plus en plus de soins des âmes. La médecine traditionnelle actuelle a pour
vocation de soigner les corps physiques, et il nous faut bien constater que de
plus en plus de maladies graves (cancer, sida, maladies auto-immunes,
orphelines...) tiennent en échec, malgré tous les nouveaux traitements, les
chercheurs et spécialistes les plus éminents. Tant que la partie
"spirituelle" de l'homme ne sera pas prise en compte, cette situation
perdurera car la médecine ignore que le corps physique ne révèle la maladie que
lorsque l'âme est déjà touchée et parfois depuis longtemps, - parfois même
depuis la vie précédente, ce qui serait une explication plausible des maladies
génétiques. Car le plus souvent, la pathologie n'apparaît que longtemps après
le mal subi par l'âme... Le mal être, le choc émotionnel, le traumatisme
psychique, existent en amont et c'est à cela que nous pouvons collaborer et
aider : être à l'écoute de celui qui est en souffrance et, en trouvant notre
"spécificité", notre « don », ce qui nous anime au plus
profond de nous, aider cette personne à soigner son âme. Rendre à chacun
son pouvoir de guérison, lui donner l’espoir et le courage de solutionner le
conflit intérieur qui a généré son état, est, pour celui qui souhaite aider son
prochain, la voie de l’éveil aux valeurs spirituelles qui seules, aujourd’hui,
peuvent encore sauver le monde. Bien entendu, tout cela reste relié au libre
arbitre de l'homme...
En tout état de cause,
lorsqu’une maladie grave frappe une personne et que cette maladie entraîne généralement
la mort, on a pour habitude, lorsqu’elle guérit, de parler de
« miracle ». Et l’on est en droit de se demander par quel acte
arbitraire Dieu permettrait à une personne de s’en sortir, alors que d’autres
n’en réchapperaient pas. Où seraient la Justice, l’Amour et la Perfection
divines dans cette situation ?
Dieu en tant que Créateur
n’intervient aucunement dans le fait qu’une personne récupère sa pleine santé
après avoir été touchée par une maladie mortelle. On peut considérer effectivement
qu’il y a une intervention « céleste » dans la mesure où la personne
souffrante est animée d’une telle foi qu’elle a la conviction profonde
dans le fait qu’elle va guérir. On peut aussi considérer que ses prières ont
été entendues des Etres de Lumières qui, voyant briller son âme, déversent sur
elle une protection accrue et une force supplémentaire qui lui donnent son
pouvoir « d’auto-guérison ». Car il est extrêmement important de
savoir que nous avons tous ce pouvoir.
Je voudrais ici relater une
histoire vraie, que Michael Roads, écrivain australien avec lequel j’ai suivi
deux stages de « réalisation de Soi », nous a racontée :
A l’âge de 40 ans (il en a
70 à présent) il était en demande et en quête de vérité, mais de la Vérité avec
un grand V. A travers toutes les épreuves qu’il avait déjà subies au cours de
sa vie, il voulait connaître cette Vérité à toutes fins, priant son guide
chaque matin afin que lui, Michael, puisse comprendre le sens de son existence.
C’est alors que, selon sa propre expression, il fit un « deal » (un
marché) avec son guide spirituel. Il lui dit ceci : « Si je ne
connais pas toute la Vérité avant l’âge de 50 ans, je préfère mourir ».
Cela avait le mérite d’être clair ! Et le guide (avec qui il semblait
avoir des rapports privilégiés), accepta le marché. Les années passèrent,
apportant chacune à Michael son lot d’expériences à vivre, plus ou moins bien,
plus ou moins agréables… Une constante cependant apparaissait de plus en plus
dans son existence : c’était sa santé qui semblait de plus en plus
problématique. Il s’était déplacé des vertèbres en travaillant dans son
exploitation agricole, mais surtout il avait une « cellulitite »,
maladie qui, lors des crises, attaque les cellules de la peau du visage,
faisant gonfler les tissus qui deviennent inflammatoires, provoquant donc des
oedèmes autour des yeux et jusque dans la gorge, obstruant les narines et
privant d’air progressivement le malade qui peut en mourir étouffé. A 49 ans et
trois mois alors qu’il était toujours en quête de la Vérité, il fut atteint
d’une de ces crises aigües qui l’obligeait à rester couché, calfeutré chez lui,
se cachant aux regards extérieurs, souffrant le martyr au point de ne pouvoir
retenir ses larmes. Ce jour là, une de leur voisine vint les visiter et vit
l’état dans lequel se trouvait Michael. Elle alla voir son épouse et lui
dit : « Vous avez vu l’état de votre mari ? Il faut faire
quelque chose, il est en train de souffrir atrocement. On ne peut pas le
laisser ainsi ». L’épouse de Michael, qui avait l’habitude de ces crises
et qui savait que son mari l’enverrait promener si elle lui parlait de faire
venir un médecin, répondit : « Que voulez-vous, je ne peux rien
faire. Michaël croit qu’il est nécessaire de souffrir pour évoluer. » Michaël
entendit ceci et réfléchit à ce que sa femme venait de dire. Une fois la
voisine partie, il se leva péniblement et se traîna en tirant sa jambe bloquée
par les vertèbres mal en point. Il alla jusqu’au grand miroir de l’entrée où il
pouvait se voir « en pieds ». Et le tableau qu’il vit fut celui d’un
malheureux homme, sans âge, déformé par les stigmates de la maladie, bancal,
mal rasé, lamentable, hideux… Et il se mit à pleurer devant son image. Et ces
larmes tombèrent sur lui comme sur un sol aride et sec. Il se voyait misérable
avec ce corps physique épouvantable à qui il n’avait jamais songé vraiment.
Michael était une « personnalité » certes, mais sans réelle « humanité »
ni respect pour « l’Etre » qu’il était véritablement, dans ses
profondeurs, dans son intérieur, dans son âme… Et il se prit d’une immense
compassion pour cette âme qu’il contraignait à la souffrance par manque
d’humilité, par ignorance de ses besoins, par négligence, par orgueil, par des
comportements erronés en permanence tout au long de son existence… Et il pleura
sur lui et sur ce qu’il était devenu par son propre vouloir, et il su que s’il
ne se sortait pas de cette crise, elle serait la dernière, car l’heure était
venue de connaître la Vérité ou de mourir… Il lâcha prise devant ce choix, apportant
regret et amour inconditionnel à l’esprit qu’il était et qu’il
n’avait pas su reconnaître suffisamment à temps, et il retourna se coucher, en
priant pour son propre pardon, pour sa propre rédemption. A ce moment là
seulement, il comprit ce que cela signifiait s’aimer, et « aimer
son prochain comme soi-même… »
Il s’assoupit jusqu’au
lendemain. Et ce jour là au réveil, il sentit que quelque chose avait changé en
lui, sur lui. Il se leva et retourna devant la glace : son visage avait
repris ses traits, aucun œdème ne subsistait, sa jambe était pratiquement
indolore, il était guéri !!!
Jamais plus cette maladie
ne revint. Il lui avait été donné de connaître ce qu’il cherchait : la
Vérité ! Cette Vérité si simple, il la résume aujourd’hui en quelques mots :
nous ne sommes pas des êtres physiques, nous sommes des Etres Métaphysiques,
Multidimensionnels, et Merveilleux. Nous avons en nous tous
les pouvoirs. Celui de l’auto-guérison en est un, le principal. Nous
ignorons notre dimension spirituelle et c’est ce qui fait notre souffrance et
notre perte. Si nous retrouvons notre Source, nous pouvons accéder à une vie
totalement différente car tout peut se transformer lorsque l’on fait cette
découverte. A partir de cette Vérité qui nous fait nous « re-connaître »
nous savons qui nous sommes et nous pouvons accomplir des miracles… Ils
n’arrivent que parce que nous ne sommes plus coupés de notre Source, que nous redevenons
Un avec elle, et que nous y puisons la Force dont nous avons besoin pour nous
réaliser. Jésus n’a rien fait d’autre que nous montrer la voie. Il a réalisé
totalement sa mission en nous donnant tous les préceptes à suivre, dont le plus
important : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je
fais, et il en fera de plus grandes… »
Cependant, sur un plan plus
« rationnel », il faut bien trouver tout de même un chemin de
compréhension, une explication logique au processus d’auto-guérison.
En fait, la guérison
intervient parce que la maladie va se trouver accélérée d’une façon
extraordinaire dans son développement, amenant l’événement de guérison dans le
cadre d’une connaissance future plus pointue en matière de thérapie spécifique
à cette maladie. A cela peut s’ajouter bien sûr les ressources spirituelles
dont nous parlions plus haut et dont nous sommes tous détenteurs. Autrement
dit, un miracle est la preuve que ce qui n’a pu être soigné et guéri jusqu’à
présent, avec les moyens du moment, pourra donc l’être un prochain jour.
De plus, la capacité du corps malade à s’auto-guérir fait apparaître la réelle potentialité de tout être humain,
réalité qui se situe au-delà des acquis actuels. Cela signifie donc que dans le
temps, la maladie trouvera le traitement approprié pour qu’on en guérisse, tant
sur le plan physique que sur le plan psychique.
Ce qui est déterminant dans
la capacité à s’auto-guérir, c’est la Volonté de Vie de la personne atteinte. Si
cette personne est de plus dans une conviction qu’elle peut vraiment et
totalement se rétablir, si elle s’en remet avec confiance dans cette énergie de
guérison, elle trouvera la ou les personnes adéquates pour l’aider sur ce
chemin, souvent d’ailleurs grâce à des thérapies dites
« alternatives » qui permettent justement – en plus de l’aspect
clinique des soins – d’aller soigner « l’âme » en souffrance dans le
corps physique. Le miracle pourra alors se produire d’autant plus si nous
sommes convaincus de notre appartenance à Dieu, à la certitude que nous avons
Sa Force au plus profond de nous et que cette Force est agissante, capable de
nous sortir des situations les plus désespérées…
Bien entendu, ce qui vient
d’être dit ne s’applique pas à la personne très âgée dont le corps usé ne
pourra plus lutter aussi efficacement contre la maladie et le temps. Encore qu’elle
pourra, si sa spiritualité est restée vivante en son cœur, amoindrir les douleurs
et améliorer les conditions de son départ pour l’autre monde.
En ce début de troisième
millénaire, beaucoup de ces "thérapies" nouvelles émergent, -
thérapies "de l'âme" justement - qui permettent de penser que nous
sommes passés dans une nouvelle conscience de ce qu'est la maladie, même si une
grande majorité de personnes s'accrochent à la seule médecine traditionnelle
dont il faut tout de même reconnaître les énormes progrès, notamment en constatant
l’accroissement de la longévité chez l’être humain. Les technologies en matière
de chirurgie et les traitements de pointe appliqués dans certaines maladies,
ont permis, depuis ces trente dernières années, d’ajouter quelques années à la
moyenne d’âge globale.
Cependant, dans cette prise
de conscience de plus en plus évidente que la maladie n’est pas à prendre en
compte que sur le plan physique, nous voyons fleurir tout autour de nous
de nombreuses "disciplines" qui vont toutes aider à accompagner les
personnes vers un mieux être plus profond. C’est là où le « thérapeute de
l’âme » prend sa place, avec tout un éventail de techniques nouvelles
adaptées à notre époque : sophrologie, relaxation, kinésiologie, musicothérapie,
ostéopathie, lithothérapie, chromothérapie, phytothérapie (dont font partie les
Fleurs de Bach), bio-énergétique, bio-magnétisme, reiki ... pour n'en citer que
quelques unes.
La pratique de toute forme
d'art est aussi une thérapie de l'âme (arthérapie, fabrication de mandalas,
peinture créative, musique, chant, danse, poésie et écrits inspirés...).
Autant de personnes ayant
trouvé leur particularité = autant de voies d’aide = autant d’amour à donner
dans ce travail de guérison des âmes.
Alors, on pourra voir de
plus en plus de « miracles » s’accomplir. Les énergies nouvelles qui arrivent,
depuis quelques temps déjà, sur la planète en vue de sa régénération et de son
ascension, permettent des prises de conscience à tous les niveaux.
C’est sans doute la raison
pour laquelle tant de choses bougent, tant d’êtres sont en déroute ou se
sentent au tournant d’une vie dont ils ne peuvent plus se satisfaire. Ils
cherchent à comprendre ce qui leur arrive et se sentent bloqués, ne sachant
plus comment faire pour avancer. Faute de secours de la part des médecins qui
ne savent traiter ce mal être que par des anti-dépresseurs, le besoin impérieux
de vouloir se sortir de leur mal être conduit les pas de ces personnes vers ces
thérapies de l’âme. Et ils peuvent alors redevenir les acteurs de leur propre
vie, opérer leurs propres « miracles », prenant brusquement la mesure
de ce qu’ils sont réellement : des êtres spirituels dotés de capacités
fabuleuses qui ne demandent qu’à s’épanouir afin d’aider à leur tour leurs
contemporains en souffrance.
Lorsqu'une personne aura
trouvé "sa voie" pour mettre en pratique tout ce qu'elle aura
appris au cours de ses enseignements spirituels (par des lectures, des
conférences, ses propres recherches ou ses stages en développement personnel),
elle deviendra alors active spirituellement. Ayant guéri elle-même son
âme, elle sera à l’écoute des autres, et sera capable d’aider efficacement là
où on le lui demandera. Elle n'aura plus la même vision des choses. Celui qui
se sentira poussé vers cette voie d’aide à l’autre trouvera alors avec
certitude sa véritable place dans la direction qu’il se sera choisie.
Cependant, une vie
spirituelle active peut bien sûr se développer aussi par la méditation, la
prière, la joie de vivre, l'enthousiasme pour son activité professionnelle,
même si celle-ci n'a pas une vocation thérapeutique ou spirituelle proprement
dite. C'est la façon dont on rayonne autour de soi qui souvent permet de
soulager la misère morale de ceux que l'on côtoie. Et cela est grandement
bénéfique car le sourire et la gentillesse, l'écoute qui en découle, sont
autant de baumes dans le coeur de ceux à qui ils s'adressent.
Ainsi, les miracles sont
accomplis par notre foi et notre conviction. Egalement, par notre amour envers
l’autre. Mais aussi par l’amour que nous nous donnons à nous-mêmes. L’un ne
pouvant aller sans l’autre… C’est d’ailleurs ce qui nous amène d’abord à nous
prendre en charge et à guérir nos propres blessures à l’âme… avant de nous
occuper de celles des autres.
Pour ce qui est des
« signes » que bien des gens n’ont jamais eu l’occasion de voir, il
est évident que toute "perception" en provenance de "l'autre
monde" peut être révélateur d'une spiritualité qui s'est développée avec
la conviction que nous ne sommes pas séparés les uns des autres, que ce soit de
ce côté-ci du voile, ou de l'autre côté que l'on peut aussi appeler
"l'invisible". Il n'y a pas de frontière entre notre monde et
le monde de l'au-delà, si
ce n'est la limitation que nous impose notre "vue terrestre" des
choses. La prise de conscience que nous sommes des êtres spirituels avant tout,
des êtres de lumière avec des possibilités insoupçonnées, doit nous conduire à
vouloir expérimenter tous nos "potentiels". Nous pourrons les
utiliser pour parvenir à la réalisation de nous-mêmes. Quand je parle de
réalisation, c'est vraiment "réaliser" qui nous sommes, ce que nous
sommes, dans tous les sens du terme. C'est-à-dire "rendre réel"
(visible à soi-même et aux autres) la spiritualité qui nous habite, et
"nous accomplir" par la réalisation de notre chemin de vie. Faire Un
avec le Tout, avec l'ensemble, savoir que l'autre est nous-même, notre
semblable à un moment donné de notre évolution, et que nous n'avons aucun
jugement à avoir sur lui, puisque nous avons été ce qu'il est... Faire Un avec
notre Terre et respecter notre environnement, respecter les lois de la Nature, remercier pour ce
qu'elle nous donne. Faire Un avec l'Univers car nous avons peut-être déjà vécu
sur d'autres mondes habités – car pourquoi serions-nous les seuls dans cette
immensité ? N'avons-nous pas conscience que l'homme n'est pas le centre du
monde ? Faire Un avec le Tout, c'est faire Un avec Dieu puisqu'Il est le
Créateur de Tous les Mondes et notre Créateur à tous, qu’il a mis en nous cette
étincelle divine qui n’attend qu’à être réveillée, stimulée, embrasée. C'est
faire Un avec l'Amour dont nous sommes nés et vers lequel nous devons
retourner. A partir de cette certitude, nous devenons capables de développer
nos "organes extra-sensoriels" afin d'affiner nos perceptions du
monde qui nous entoure, comme de celui de l'invisible qui fait partie de ce
Tout... C'est alors qu'apparaîtront à nos yeux dessillés les "signes"
que nous attendons parce que nous sommes prêts à les recevoir. Peut-être
d’ailleurs qu’ils ne nous seront plus autant nécessaires car nous serons en
paix avec nous-mêmes, certains de la "Vie après la vie" de nos aimés
passés de l'autre côté de notre monde, et nous n'aurons donc plus besoin d’avoir
la preuve de leur survie sur un autre plan. Seul l'amour s’échangera entre
eux et nous... Ils seront présents à tout instant dans notre coeur. Ainsi
percevrons-nous aussi, à travers ce coeur, leurs mots, leurs pensées, leurs énergies...
C'est ainsi que nous pourrons aussi être les artisans de leur propre ascension,
en sachant qu'ils nous suivent toujours par amour et que notre progression les
fait aussi progresser, que nos prières les propulsent vers la Lumière, et que
ce que nous faisons pour nous-mêmes, c'est aussi pour eux que nous le
faisons. Et cela, c’est encore un autre
miracle !
Soyez donc les artisans de
votre bonheur en développant vos capacités de « faiseurs de
miracles »….
Arlette Triolaire
°°°°°°°°
Extraits
du livre « Un cours en miracles » (Edition du Roseau) :
Les
miracles sont guérisseurs parce qu’ils suppléent un manque ; ils sont
accomplis par ceux qui temporairement ont plus pour ceux qui temporairement ont
moins.
Un
miracle est un service. C’est le service maximal que tu puisses rendre à
autrui. C’est une façon d’aimer ton prochain comme toi-même. Tu reconnais
simultanément ta propre valeur et celle de ton prochain.
Les
miracles louent Dieu par toi. Ils Le louent en honorant Ses créations et en
affirmant leur perfection. Ils guérissent parce qu’ils nient l’identification
au corps et affirment l’identification au pur-esprit.
Les
miracles sont naturels. C’est lorsqu’ils ne se produisent pas que quelque chose
ne va pas.
Le
miracle reconnaît chacun comme ton frère et le mien. C’est une façon de
percevoir la marque universelle de Dieu.